PINK FLOYD – ATOM HEART MOTHER (THE HIGH RESOLUTION REMASTERS)

ATOM HEART MOTHER (THE HIGH RESOLUTION REMASTERS)

Coffret transmis par Thierry D.

Maintenant disponible en lossless grâce à mcsportster

Date : 1970
Lieu : Abbey Road studios + divers concerts
Label : The Archives Records & Tapes (Ref. : ART-70)

Support : 4 cd (wma)
Durée : 288:26 mn
Source : Studio + Live
Qualité sonore : 7,5/10 à 10/10

Liste des titres :

CD1 – Atom Heart Mother The Direct Discreet 4 Channel Tape Mixes / All Tracks Newly Remastered

01. Atom Heart Mother (Rear Channel) (23:40)
02. If (4 Channel) (4:29)
03. If (Front Channel) (4:28)
04. If (Rear Channel) (4:30)
05. Summer’68 (Front Channel) (5:32)
06. Fat Old Sun (Front Channel) (5:30)
07. Alan’s Psychedelic Breakfast (Front Channel) (12:02)

CD2 – Atom Heart Mother High Resolution Remaster & Bonus Material / All Tracks Newly Remastered

01. Atom Heart Mother (23:43)
02. If (4:31)
03. Summer’68 (5:32)
04. Fat Old Sun (5:26)
05. Alan’s Psychadelic Breakfast (13:05)
06. The Amazing Pudding (Live In Santa Barbara Monica 01/05/1970) (21:52)

CD3 – Atom Heart Mother In Concert Part One

01. Atom Heart Mother (Live In Montreux 21/11/1970) (17:19)
02. If (Live At The Playhouse Theater 16/09/1970) (4:27)
03. Fat Old Sun (Live In Montreux 21/11/1970) (13:20)
04. Atom Heart Mother (Live In Santa Monica 23/10/1970) (29:13)
05. Fat Old Sun (Live In Santa Monica 23/10/1970) (13:00)

CD4 – Atom Heart Mother In Concert Part Two

01. Atom Heart Mother (Live In Sheffield 22/12/1970) (33:19)
02. Atom Heart Mother (Encore) (Live In Shefield 22/12/1970) (2:56)
03. Fat Old Sun (Live In Shefield 22/12/1970) (15:18)
04. Alan’s Psychedelic Breakfast (Live In Shefield 22/12/1970) (25:14)

 

Disponible ici (en format flac) :

Part 1

Part 2

*Eviter de télécharger avec Firefox, qui semble avoir des problèmes de compatibilité avec le cloud 1fichier.com
For a reason of compatibility, use this link with Google chrome or any other browser than Firefox
 
 

Dans la même collection :

Commentaire :

Texte du livret traduit par Thierry D. :

Aperçu

Ce premier enregistrement de Pink Floyd des années 70 révèle une nouvelle direction pour le groupe. Il est leur premier album à être enregistré en utilisant des magnétophones huit pistes (par opposition aux quatre pistes utilisés jusque là), et « Atom Heart Mother » est également le premier à présenter une composition qui occupe une face entière de l’album.
Nick Mason : « Nous n’avons pas décidé de le faire consciemment, mais il est devenu évident que nous aurions besoin d’au moins toute une face pour la faire tenir. Vous devez, dans une certaine mesure, travailler en terme d’album, ce qui signifie qu’une pièce ne peut pas durer quarante minutes. La longueur maximale ininterrompue est d’environ vingt-trois minutes mais peu importe ».

Les prétentions classiques du groupe atteignirent de nouveaux sommets, en effet l’Atom Heart Mother Suite comprenait un orchestre avec des cuivres et un chœur. Cependant, cet album a été une réussite à plusieurs niveaux (quoique par intermittence) et fut un pas important vers le prochain LP, « Meddle ».

Les détails sont fragmentaires sur la production de cet album, mais il semble que l’écriture pour les chansons a commencé en novembre ou en décembre 1969, et a fini à temps pour la première (sous le titre The Amazing Pudding) fin janvier 1970. Le groupe est alors allé en studio pour enregistrer (probablement en mars), et a posé les pistes de base pour Atom Heart Mother Suite avant de remettre le projet au collaborateur Ron Geesin et aux musiciens de session et de partir pour une tournée américaine en mai. La majeure partie du travail sur la chanson-titre a été achevée fin juin et la pièce fut présentée pour la première fois sous sa forme embellie, puis les travaux de production se sont ensuite poursuivis jusqu’en juillet et août, et ce sont probablement les chansons du deuxième volet de l’album qui ont été enregistrées alors, avant que le groupe ne parte pour une autre tournée américaine en septembre.
L’album consistait en deux longues compositions prenant en sandwich trois chansons écrites respectivement par Waters, Wright et Gilmour. Ces longues compositions que sont « Atom Heart Mother » et « Alan’s Psychedelic Breakfast », ont été écrites dans un processus assez habituel pour Pink Floyd – celui de réunir différentes idées de tous les membres pour créer une pièce segmentée mais liée, tant avec la première qu’avec la dernière.
Les ingénieurs Peter Brown et Alan Parsons étaient également les vedettes de ce spectacle sonore. Les effets stéréo sont utilisés de manière très créative tout au long de l’album. Peter Brown avait déjà travaillé avec les Floyd, mais le brillant Alan Parsons (plus tard responsable de tant de choses sur « Dark Side Of The Moon ») était nouveau à ce poste. Avec des écouteurs, la richesse de l’album est encore plus évidente.

Peu de temps après la sortie de l’album, Nick Mason a commenté l’évolution du groupe depuis ses débuts en se concentrant sur  »Atom Heart Mother ».
Nick Mason: « Les quelques tentatives que nous avons faites pour plaire à notre public ont été désastreuses. Je pense à nos premiers singles qui ont été délibérément choisis pour entrer dans les charts. Depuis les débuts, nous n’avons jamais défini un chemin particulier, mais simplement tenté de zigzaguer. Par exemple, nous sommes probablement mieux connus actuellement pour nos effets électroniques, mais dans quelques mois, vous entendrez probablement un autre côté totalement différent du groupe. Atom Heart Mother, notre dernier album, était le début d’une fin. Ce que nous aurions aimé faire, c’est nous placer dans une position où nous avons un contrôle total sur ce que nous faisons, basé sur un ensemble de valeurs différentes. Atteindre le point où nous n’avons pas à faire des excuses et blâmer la maison de disques quand ça tourne mal. Cela ne me dérange pas d’admettre qu’Atom Heart Mother a été fait rapidement – nous avons dû faire une tournée américaine juste après. Le LP aurait pu être techniquement meilleur, mais l’effet est là et c’est très important. La petite piste a été conçue particulièrement vite. Généralement, nous allons dans les studios non pas avec un plan mais avec l’idée de faire un album. Pratiquement la première note devient une partie du produit fini. Nous aimerions pouvoir y travailler plus longtemps pour la prochaine fois. »

Album package

Hipgnosis, la compagnie de design de Storm Thorgerson, a de nouveau été engagée pour faire la couverture et les photos du LP, et cette fois ils se sont surpassés. Storm a eu l’idée de trouver pour la pochette un design aussi «non-psychédélique que possible, anti-Floyd, et complètement hors clous.» Ayant entendu parler du papier peint de vache d’Andy Warhol, Storm a décidé de traverser la campagne pour cherchez une vache à photographier. Il est tombé sur un pedigree frisian du nom de Lulubelle III, et il a pris une superbe photo qu’il décrit (à juste titre) comme «l’image ultime d’une vache – c’est tout à fait une vache».
« Cela faisait bien dans les magasins à sa sortie. C’était quelque chose de complètement différent, et qui avait vraiment l’air complètement différent. D’autant plus que le groupe avait décidé de ne pas y inscrire son nom, ce qui était plutôt risqué à l’époque. J’étais très friand de ça ».

Le verso de la pochette représente une série de vaches se succédant dans le lointain ; une autre photo géniale. À l’intérieur du disque, il y avait une image banale en noir et blanc d’un champ de vaches. C’est ce design d’album qui a inspiré au groupe le nom de quelques pistes de cette « Oeuvre », s’inspirant du motif des vaches.

Atom Heart Mother 23:36 (Ecrite par Mason, Gilmour, Waters, Wright, Geesin)

(a) Fathers’s Shout 2:52 (0:00)

Instrumental

Le morceau commence tranquillement, puis les cuivres bégayants de Geesin s’imposent dans cette première partie d’Atom Heart Mother. Les mélodies cuivrées erratiques reviennent, avant de se replonger dans le thème principal. Étant donné que de nombreuses versions CD de cet album ne divisent pas cette œuvre en parties distinctes, le temps indiqué entre parenthèses indique la position approximative de sa position sur le CD au début de chaque section (il y a parfois un certain chevauchement).

(b) Breast Milky 2:32 (2:52)

Instrumental

Breast Milky commence en duo pour orgue et alto, puis la guitare et d’autres instruments arrivent progressivement.

(c) Mother Fore 4:46 (5:24)

Instrumental avec arrangement vocal.

Vocal : John Alldis Choir

Mother Fore commence par un autre duo créé par Geesin, cette fois entre l’orgue de Rick et un membre de la chorale. Le morceau est d’abord dominé par le choeur avant que tout le monde n’y participe.

(d) Funky Dung 5:14 (10:10)

Vocal : John Alldis Choir

La basse rythmique et funky de Roger introduit cette section, dominée dans la première partie par les quatre Floyds uniquement (en particulier la guitare de Dave), puis ensuite viennent les choeurs (13h20) d’où émergent d’étranges syllabes sans signification, ainsi que quelques mots reconnaissables (« parlé », « café », « ouais »). Le morceau revient ensuite à son thème principal.

(e) Mind Your Throats Please 2:35 (15:24)

Paroles parlées : commençant par une annonce bruyante.

Une section bizarre, chargée d’effets, qui rappelle le « Revolution 9 » des Beatles. Le titre a peut-être été inspiré par une partie du travail de Roger avec Ron Geesin sur la bande originale du film « The Body ».

(f) Remergence 5:37 (17:59)

Mots parlés : « Silence dans le studio ! »

Dans cette partie, beaucoup de morceaux différents des sections précédentes sont alors « remémorés » pour renaître de nouveau dans un flot tourbillonnant d’idées musicales. Les sons de Mind Your Throats continuent plaisamment en arrière-plan, tandis que des bribes de Breast Milky, Father’s Shout et Funky Dung sont entendus superposés, avant que le thème principal réapparaisse triomphalement une fois de plus. Tout ça est suivi d’un récapitulatif détaillé de Breast Milky, un peu plus lourd cette fois, avant que le thème principal ne revienne pour la dernière fois.

Atom Heart Mother constitue la plus longue piste de Pink Floyd ininterrompue (sauf d’environ cinq secondes seulement). Elle a connu un développement complexe et un enregistrement qui fit date. Le travail sur le morceau a probablement commencé en novembre ou décembre 1969. C’est à cette époque que Dave a écrit le thème principal de l’oeuvre.

Dave Gilmour: « Tout l’ensemble de ce thème principal est sorti d’une petite séquence d’accords que j’avais écrite et que j’ai appelée à l’époque « Thème d’un western imaginaire ». Pour moi, cela ressemblait au thème des « Sept mercenaires ». »

Quand Roger a entendu Dave jouer la séquence d’accords, il a été immédiatement captivé par sa « qualité laborieuse et héroïque », qui lui a rappelé « des silhouettes de chevaux dans un coucher de soleil » comme dans une bande originale de films. « Donc le groupe a décidé de composer une musique autour de ce thème. Des idées ont été jetées par diverses personnes, jusqu’à ce que quatre ou cinq parties distinctes se soient développées, reliées par le thème principal ».

Dave Gilmour: « On s’est assis et on a joué, on a gardé des morceaux et on en a jeté, on a répété comme ça dans toutes sortes d’endroits pendant pas mal de temps, jusqu’à ce que ça prenne forme ».

Nous étions en juin à ce moment-là, le groupe revenait de sa tournée et voulait participer à ce qui se passait, difficile de rendre la situation plus compliquée.

Ron Geesin : « Puis, pour ce qui concernait la section funky, qui incluait les choeurs, je pensais que le rythme de base se trouvait à un certain endroit, donc j’avais écrit toute la section et calibrer les inflexions à partir de là. Il s’est avéré que, du point de vue de Nicky, le rythme de base était en fait décalé d’un battement – et il a insisté sur le fait que tout ce que j’avais écrit pour cette section devait être déplacé d’un battement. Finalement, toute cette partie de mon écriture était à un battement de ce qu’elle aurait dû être. Je devais juste effacer les lignes de barre et les déplacer d’un cran, mais je n’avais pas été pas assez intelligent ».

Geesin avait finalement atteint le but là où le stress d’un si grand projet était devenu trop important.

Ron Geesin : »En écrivant ce truc, j’avais eu une année très lourde et j’étais vraiment claqué. Je ne pouvais plus faire face. J’ose dire que le groupe en studio nous avait fait nous arracher les cheveux, jusqu’à qu’ils pensent,  »Jesus, est-ce que ce mec va s’en sortir ? Mon dieu, qu’est-ce que nous allons avoir ? »

En conséquence, John Alldis, directeur de la chorale, a pris la direction de l’ensemble. Rétrospectivement, Ron pensait que la qualité pudding de la rythmique avait peut-être surpassé les avantages de ce changement, car John Alldis était un choriste classique et n’était certainement pas dans le rythme. Les cuivres sonnaient et poussaient tout le temps juste en retrait derrière la rythmique. En tant que passionné de jazz, j’aurais tendance à composer une section toujours légèrement en avance sur le rythme – c’est l’essence même du jazzy. Du coup, la finalité en résultait une sorte de pudding – un mot écossais, ça.

Cependant, tout a finalement été enregistré et le projet fût probablement terminé vers le début de juillet. Le résultat final, qui entrelace élégamment l’instrumentation existante avec la musique superposée, créant des duos artificiels superbement exécutés entre Pink Floyd et les musiciens de la session, est un véritable hommage à l’habileté, à l’ingéniosité et au génie musical de Ron Geesin. Après avoir entendu la lecture finale, Ron déclara,  »Ok, c’est une bonne démo. La pratique est très bonne. Pouvons-nous le faire en live maintenant ? ».

Il y a certaines parties de l’album où il n’y a aucun séquençage de Geesin, et le groupe se distingue par des jeux intéressants (comme sur  »Funky Dung » et  »Mind Your Throats Please »). Bien que ce ne soit certainement pas parfait, le produit final fût sauvé de son destin de pseudo-classique interminable pour devenir parfaitement agréable et écoutable.

Le groupe était censé interpréter les morceaux pour l’émission de radio  » Concert du dimanche » de John Peel, mais pendant tout ce temps, ils n’avaient toujours pas pensé à lui donner un titre.

Dave Gilmour :  »…nous l’avons fait pour le programme de John Peel et avons dû penser rapidement à quelque chose pour l’intituler, alors nous avons sorti le journal du soir [à la suggestion de Ron Geesin] et il y avait une histoire au sujet d’une femme ayant eu un bébé et à qui on avait mis cette chose (pacemaker) dans son coeur. En voyant le titre Atom Heart Mother (Mère au Coeur Atomique), Roger déclara: «C’est un joli nom. Nous l’appellerons comme ça. »

Nick Mason :  »Cela venait d’un gros titre de journal concernant une femme enceinte qui avait été maintenue en vie avec un stimulateur cardiaque anatomique. Il y a un lien entre les vaches et le titre, il faut pour cela penser penser à la terre mère, le cœur de la terre ».

Rick Wright :  »Nous choisissons souvent des titres qui n’ont rien à voir avec les chansons. Le nom est juste un moyen de les marquer. Nous aurions pu appeler nos chansons numéro un, numéro deux ou numéro trois, sauf que les mots sont plus intéressants, comme – Careful with that axe, Eugene (Attention avec cette hache, Eugene) – qui peut créer une belle image ».

Peut-être pour ne pas avoir à mettre « Pink Floyd et Ron Geesin », et en partie pour mettre en valeur la brillante couverture de Storm Thorgerson et Hipgnosis, le groupe a décidé de ne pas faire apparaitre ni son nom ni le titre de l’album sur le LP, une décision qui n’a pas plus à Geesin.

Ron :  »Mon épouse, Frankie, était plutôt furieuse que mon nom manque à l’appel dans les remerciements. Ma conscience me disait:  »Je ne suis pas concerné par la gloire sur une pochette de disque; En revanche, Je suis concerné sur le travail effectué ». Mais cela m’aurait fait du bien s’ils m’avaient donné le crédit. Je crois qu’ils étaient un peu gênés de ne pas avoir pu faire le travail par eux-mêmes et donc ils n’étaient pas vraiment prêts à créditer correctement celui qui l’avait fait. Mais ce n’est qu’une petite arnaque [comparée] à ce qui se passe dans l’ensemble. Et j’ai touché un cinquième de redevance pour ça ».

Après la sortie de l’album, les réactions ont varié d’un extrême à l’autre, tant du groupe que du public.

Dave Gilmour :  »C’est amusant, Leonard Bernstein est venu à l’un de nos concerts américains et Atom Heart Mother [Suite] l’a ennuyé mais il a aimé le reste. »

Nick Mason :  »Atom Heart Mother [Suite] n’est qu’un morceau de musique – il n’y a pas vraiment de thème très fort; c’est très sectionné et une humeur le traverse – ce n’est pas l’histoire de la bible en musique ou quoi que ce soit ! ».

Dave Gilmour :  »Le problème était que nous avions enregistré le groupe en premier et mis les cuivres et la chorale par la suite. Aujourd’hui, je pense que nous ferions tout en une prise. Je pense que certains rythmes et certaines syncopes ne sont pas tout à fait corrects. »

Nick Mason :  »'[C’était] un exercice spécifique … ce n’était pas entièrement réussi, mais je pense que certaines personnes avaient peur que nous continuions avec une chorale et un orchestre … c’était juste quelque chose qui semblait être une bonne idée à l’époque. Nous aimerions tous recommencer. Nous aimerions tous le réenregistrer. Ce n’était pas entièrement réussi mais c’était extrêmement éducatif. »

 
 

Pochette :

Bootleg n°3246/

2 Commentaires

  1. Johndark

    Wow

    Répondre
  2. Jim Meme

    Awesome Set! All of the High Resolution sets are Awesome!

    Thank you for sharing them!

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *