PINK FLOYD – THE DARK SIDE OF THE MOON (THE HIGH RESOLUTION REMASTERS)

THE DARK SIDE OF THE MOON (THE HIGH RESOLUTION REMASTERS)

Coffret transmis par Thierry D.

Date : 1973
Lieu : Abbey Road studios + divers concerts
Label : The Archives Records & Tapes (Ref. : ART-73)

Support : 4 cd
Durée : 311:01 mn
Source : Studio + Live
Qualité sonore : 9,5/10 à 10/10

Liste des titres :

CD1 – Rarities & Alternate Versions

01. Speak To Me – Breathe In The Air – U.S. Promo Ep (3:43)
02. On The Run – Live Version (5:09)
03. Time – Pre-Production Version (6:10)
04. Time – Stereo Single Edit (3:25)
05. The Great Gig In The Sky – Live Version (6:48)
06. Money – Strereo Single Edit (4:01)
07. Money – U.S. Promo Single Soft Stereo (4:03)
08. Money – Dance Songs Album Version (1981 Re-Recording) (6:51)
09. Us And Them – Demo (5:31)
10. Us And Them – U.S. Promo Ep Strereo (3:20)
11. Us And Them – Live Version (7:53)
12. Any Colour You Like – Live Version (7:38)
13. Any Colour You Like – Stereo Single B-Side (3:14)
14. Brain Damage – Eclipse – Demo (3:29)
15. Brain Damage – Live Version (3:45)
16. Eclipse – Live Version (1:42)
17. Eclipse – Mysteriousmusic At Ending (0:35)

CD2 – Isolations

01. Speak To Me – Quad Version (1:09)
02. Breathe In The Air – Rhythm & Pedal Steel Guitar (2:44)
03. Breathe In The Air – Backing Track With Vocals (2:45)
04. On The Run – Effects (3:34)
05. Time – Breathe Reprise – Drums, Rhythm Guitar, Backing Vocals & Organ (7:08)
06. Time – Breathe Reprise – Drums, Keyboard, Rhythm Guitar & Backing Vocals (6:59)
07. Time – Breathe Reprise – Drums, Vocal, Guitars, Keyboards & Backing Vocals (6:56)
08. The Great Gig In The Sky – Piano, Pedal Steel Guitar, Drums & Vocals (4:44)
09. Money – Rhythm & Lead Guitar (6:30)
10. Money – Bass, Drums, Guitars, Lead Vocals & Sax (6:43)
11. Money – Rhythm & Lead Guitars + Keyboards (6:37)
12. Us And Them – Drums, Bass, Guitar, Keyboards, Vocals & Sax (7:17)
13. Us And Them – Drums, Rhythm Guitar, Organ & Vocals (7:35)
14. Any Colour You Like – Moog & Guitars (3:24)
15. Brain Damage – Basic Track With Chorus (3:53)
16. Spoken Words & Sound Effects (1:53)

CD3 – High Resolution Remaster & Bonus Material

01. Speak To Me – Breathe In The Air (3:55)
02. On The Run (3:33)
03. Time – Breathe Reprise (7:05)
04. The Great Gig In The Sky (4:47)
05. Money (6:23)
06. Us And Them (7:48)
07. Any Colour You Like (3:25)
08. Brain Damage (3:50)
09. Eclipse (2:10)
10. Red Beard 1988 Dark Side Of The Moon Radio Special (23:22)
11. Roger The Hat Interview (7:35)
12. Eclipse – Isolated Backing Track (1:56)

CD4 – Live At Wembley – From Pre-FM Master Tape

01. Speak To Me – Breathe In The Air (5:23)
02. On The Run (4:48)
03. Time – Breathe Reprise (6:49)
04. The Great Gig In The Sky (6:46)
05. Money (7:55)
06. Us And Them (7:54)
07. Any Colour You Like (7:34)
08. Brain Damage (3:42)
09. Eclipse (2:19)
10. Echoes (24:54)

Notes :
Disc 1: Rarities & Alternate Versions – All Tracks Newly Remastered
Disc 2: Isolations – All Tracks Newly Remastered
Disc 3: High Resolution Remaster & Bonus Material – All Tracks Newly Remastered
Disc 4: Live At Wembley, UK, 16-11-1974 – Alternate Mix – All Tracks Newly Remastered

Disponible ici (en format flac) :

part 1 : https://1fichier.com/?mugp4i235eu653uui5y7

part 2 : https://1fichier.com/?0fmctqzbhzlvaumilras

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Dans la même collection :

Commentaire :  traduction des notes de pochette par Thierry D.

« Un voyage chanson par chanson dans l’ambitieux chef d’oeuvre psychédélique de Pink Floyd, sorti il y a 40 ans.

 » ‘Dark Side Of The Moon’ est l’expression d’une forme d’empathie politique, philosophique et humaine qui cherche désespérément à sortir » déclara Roger Waters, de Pink Floyd, des le début de cette rétrospective des « Classic albums » qui leur sont dédiés. Révélé comme l’un des plus grands albums rock de tous les temps, ‘Dark Side’ – qui aborde les thèmes difficiles de la cupidité, des conflits, de la religion, de la mortalité et des maladies mentales – est sorti aux États-Unis le 17 mars 1983.

Bien qu’il n’ait atteint la place de N° 1 que pendant une seule semaine, l’album continue de détenir le record de semaine passées dans le Bilboard 200 (plus de 800 semaines!) et est resté constamment classé dans ce même Bilboard 200 de sa sortie jusqu’en 1988 – puis il est revenu dans les charts fin 2009 après que le Bilboard ait révisé ses règles d’éligibilité de classement concernant les albums les plus anciens. On estime qu’il s’en est vendu à plus de 45 millions d’exemplaires dans le monde, mais son héritage artistique est sans doute encore plus grand.

Enregistré aux studios d’Abbey Road à Londres entre mai 1972 et janvier 1973, et ayant été conçu et testé lors d’une série de concerts durant les mois précédents, « The Dark Side Of The Moon » est l’expression ultime de l’art musical de Pink Floyd – un album conceptuel psychédélique, olympique, qui, bien que reflétant en grande partie son époque, conserve la capacité d’étonner et d’éblouir à l’ère numérique.

Roger Waters, parolier lyrique, bassiste et compositeur principal, mérite en grande partie le crédit de ce succès record. Tout comme David Gilmour (chant et guitare), Nick Mason (batterie) et Richard Wright (claviers et voix), qui étaient alors à ce moment au sommet de leur art. « Il y avait une symbiose de talents musicaux venant de nous quatre qui fonctionnait vraiment bien » », a déclaré Waters au Billboard en 2006, revenant sur l’album. On peut également entendre le travail innovant de l’ingénieur Alan Parsons dans la myriade de bandes dont les effets, alors révolutionnaires, transpercent les grooves hypnotiques de l’album.

Il s’agit donc là d’un disque historique à tous égards, y compris dans l’emblématique prisme de la pochette (avec la permission de Storm Thogerson). Ce huitième album studio du groupe a fait passer Pink Floyd du statut de branchés d’art-house ambitieux à celui de superstars internationales, tout en influençant pratiquement tous les groupes de rock des quarante dernières années. Il a également inspiré une théorie non fondée selon laquelle il existerait un lien délibéré de l’album avec « Le Magicien d’Oz », mais l’album n’a pas besoin de cela pour suggérer aux auditeurs certaines visions intérieures. Nous vous proposons maintenant un voyage exploratoire, de diverses déformations de l’esprit, au travers d’extraits les plus profonds de chaque chanson de ce chef-d’œuvre studio de Pink Floyd de 1973.

« Speak To Me »

Démarrant en fondu progressif par un battement de cœur synthétisé, cet instrumental de 90 secondes donne parfaitement le ton au chef-d’œuvre psychédélique qui suit. Un mélange envoûtant et richement étagé d’effets sonores repris en boucle, de rires maniaques (avec l’aimable autorisation de Peter Watts, road manager de Pink Floyd) et de bribes de discours (« j’ai toujours été fou, je sais que je suis fou, comme les autres ? »), « Speak To Me » culmine avec la voix envoûtante et douloureuse de Clare Torry, comme on l’entendra aussi plus loin dans « The Great Gig In The Sky ». Ce morceau est attribuée uniquement au batteur Nick Mason – un «cadeau» du compositeur principal Roger Waters qu’il a plus tard regretté, lorsque les tensions avec le groupe sont apparues.

« Breathe In The Air »

« Aussi longtemps que tu vivras et aussi haut que tu voleras, et les sourires que tu donneras et les larmes que tu pleureras… » telles sont les paroles que chante Gilmour sur « Breathe (In The Air) » – une chanson douce, légère et tranquille qui suggère de flotter sur un oreiller gonflé d’hélium à travers les jardins d’Angleterre de Kew. La ligne de basse mélodique de Waters et la subtile percussion de Mason s’ajoute au son d’une guitare chargée d’écho, de piano électrique, de Lap-Steel et d’harmonies deux pistes. Une minute de la chanson, tirée du troisième couplet, sera reprise à la fin du quatrième morceau « Time ».

« On The Run »

Les sons du synthé Pulsin dominent le deuxième instrumental, le plus long de l’album, qui, une fois de plus, intègre des bribes de bande, des effets sonores déformés, des battements d’un métronome et également des sons « spatiaux » de squelches, des bips ou encore des sons d’échos radar. Plus sombre dans le ton que le morceau d’ouverture de l’album, « On The Run » atteint son apogée avec ce qui ressemble à un avion qui s’écrase avant de glisser en toute transparence.

« Time »
Quand on appelle une chanson « Time « , on s’attend à entendre une multitude de bruits de pendule, n’est-ce pas? Heureusement, Pink Floyd ne déroge pas avec l’ouverture de cette chanson hors du commun dont les sons de réveil, d’alarmes, de carillons vous explosent d’un coup en pleine tête. (Ces bruits avaient initialement été enregistrés par l’ingénieur Alan Parsons pour un test quadraphonique). A partir de là, l’ambiance devient progressivement sombre, en raison notamment des effets atmosphériques accompagnés d’accords mi-dingues, mi-sinistres jusqu’à ce que la batterie de Mason annonce le vrai début de la chanson. Comme une vrai collaboration entre les quatre membres principaux du groupe,  » Time  » alterne entre hystérie de guitare bluesy et émouvantes sections légères mais franches. « Tenir bon dans un calme désespoir est une habitude bien anglaise » sont des paroles tout simplement géniale.

« The Great Gig In The Sky »
Construit autour d’une progression d’accords de piano de Richard Wright, les thèmes de travail pour  » The Great Gig In The Sky  » s’intitulaient « The Mortality Sequence » et « Religious Theme ». On prétend que les premières versions live de la chanson incorporaient des enregistrements de lectures de textes bibliques… Pour la dernière session en studio, la chanteuse Clare Torry a été embauchée pour improviser par-dessus et ce sont ses gémissements émotionnels et orgasmiques qui confèrent à la chansons son pouvoir et son dynamisme durables. Ayant été initialement payée au prix standard de studio de £ 3 (environ 45 $ au taux de change d’aujourd’hui) pour sa contribution, Torry a poursuivi Pink Floyd et son label EMI en 2004 pour obtenir une part des redevances d’écriture de la chanson. Un règlement non divulgué a été obtenu l’année suivante incluant l’inscription du nom de Torry aux côtés de Wright en tant que compositeur vocal de la piste sur les éditions ultérieures de l’album.

« Money »
L’une des chansons de Pink Floyd les plus célèbres et les plus immédiatement reconnaissables, « Money » fut la seule piste de « Dark Side » à entrer dans le Billboard 100, N° 13 en 1973. Un maillage rythmé de caisse enregistreuse combiné à la ligne et aux effets de basse Marching blues de Waters. Ces accords ,d’abord en 7/8 au début, temps peu orthodoxe, changeant plus tard en 4/4 – forment le socle de ce qui deviendra plus tard un rock épique fou et marécageux terminant avec le justement célèbre solo de guitare de Gilmour. Le travail de Dick Parry sur le saxophone ténor est tout aussi impressionnant. Les paroles de la chanson, quant à elles, ajoutent de la pertinence contemporaine à travers leur langue, leurs commentaires sur la cupidité et le capitalisme, « L’argent, c’est un crime. Partagez-le équitablement, mais ne prenez pas une part de ma tarte » chante Gilmour, qui, comme ses anciens camarades au sein des Floyd, deviendra riche grâce au succès de « Dark Side ».

« Us And Them »
La chanson la plus longue de l’album et l’une de ses meilleures, « Us And Them » d’une durée de 7 minutes, a été écrite par Wright comme une séquence instrumentale pour le long métrage de 1970 « Zabriskie Point », mais a été rejetée par le réalisateur Michelangelo Antonioni qui la jugeait trop triste. Ressuscitée pendant les sessions de  » Dark Side « , les paroles convenablement lugubres de Waters abordent les thèmes de la guerre et des droits civils, et le troisième couplet concerne son auteur lui-même qui croise un clochard dans la dèche dans la rue et qui ne fait rien parce que « J’ai d’autres choses en tête ».

« Any Colour You Like »
La troisième et dernière séquence instrumentale du disque, « Any Colour You Like » (crédité à Gilmour, Mason et Wright), commence par une partition de synthétiseur pastoral et de subtiles percussions avant de se lancer dans un solo de gratte de Gilmour. À la fin de la chanson, c’est une pure confiture de funk psychédélique.

« Brain Damage »
Inspiré par la dépression nerveuse du membre fondateur de Floyd, Syd Barrett, Waters a commencé à travailler sur une version de ce qui allait devenir « Brain Damage  » quand le groupe enregistrait l’album « Meddle » en 1971. Initialement intitulé « Lunatic » ou « The Lunatic Song » puis « The Dark Side Of The Moon », avant de se fixer sur son titre final, la chanson débute par un arpège de guitare en cascade avant l’introduction de son fameux premier vers: « Le fou est assis dans l’herbe » qui se référait à un souvenir d’enfance de Waters ayant trait à une place publique « clôturée » de Cambridge, en Angleterre, entre la Rivière Cam et la chapelle de Kings Collège.
Les paroles : « Et si le groupe auquel vous appartenez commence à jouer des airs différents », sont une allusion au fait que Barrett avait tendance à jouer la mauvaise chanson en plein milieu des concerts vers la fin de sa période d’activité au sein du groupe. Waters affirmera plus tard que le refrain de la chanson, dans lequel il s’exclame « Je te verrai du côté obscur de la lune », était une manière de « défendre la notion d’être différent ».

« Eclipse »
Resemblant à une sorte de « Brain Damage, Part II », « Eclipse » commence avec un son de tambour dramatique avant que Waters (chant) ne déclame une liste passionnée « tout ce que vous donnez … dealez, achetez, volez, créez, détruisez, mangez, rencontrez, rendez léger, combattez … tout est en accord sous le soleil. Mais le soleil est éclipsé par la lune » Comme en écho au début de l’album, les derniers sons que l’on entend sont les battements de cœur synthétisés de « Speak To Me » et le portier d’Abbey Road, Jerry Driscoll entonne « Il n’y a pas vraiment de côté sombre sur la Lune. En fait, tout est sombre ».
Qu’est-ce que tout cela veut dire ? Sans doute tout et rien, et c’est là que réside le vrai génie au cœur de  » The Dark Side Of The Moon « .

 

Pochette :

 

Bootleg n°3247/

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